Election – Fecafoot : Jules Denis Onana se livre

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Candidat à Présidence de la Fédération Camerounaise de Football, Jules Denis Onana a donné sa première interview le mercredi 1er septembre 2021 à Kalak FM.

Face au micro, l’ancien Lion indomptable s’est confié sur son projet de campagne qui vise à redorer l’image du football Camerounais.

Vous êtes candidat à la Présidence de la Fecafoot, c’est un challenge de vie ?

“Je suis prêt à relever ce défi qui est très gros. C’est un challenge de vie, c’est important pour moi de m’y engager, parce que je pense que les anciens footballeurs doivent s’engager pour des choses qui ont été leur vie.”

Ancien Lion, Canon, TKC, Aigle de Nkongsamba, des souvenirs ?

“Le faite que j’ai eu l’immense honneur de porter le vert rouge jaune est ce qui a marqué ma carrière de footballeur. 56 ou 42 fois, mais dans mes décomptes c’est 56 parce que j’étais tellement fière que je les comptais chaque fois que je jouais. De pouvoir avoir été avec l’équipe nationale, c’est déjà une grande fierté, avoir pu participer à l’épopée de 90 qui reste jusqu’à présent la référence pour tous les camerounais, c’était encore plus grand. Et j’ai eu l’immense honneur jusqu’à revenir auréoler cette gloire en 90 et jusqu’à présent le Cameroun est sur le toit de l’Afrique grâce à cette participation. Je crois que c’est la plus grande chose qui me soit arrivé en tant que footballeur. Sur le plan local également, j’ai eu à écrire de belles lettres avec certains clubs. Le TKC où j’ai commencé, où j’ai été le capitaine, mais surtout l’Aigle de Nkonsamba. Gagner un titre au Canon, c’est presque normal, gagner un titre à Nkongsamba à cette époque là, c’était de l’inédit. Et j’ai pu donner de la joie aux populations de Nkongsamba. L’une des choses dont je suis fière, je crois que le titre avec l’Aigle de Nkonsamba n’est pas très loin.”.

Beaucoup d’expérience dans les stades et en dehors, qu’avez vous garder ?

“C’est enrichissant d’être footballeur, ensuite, arrêter dans le même domaine et faire autre chose. Parce que le football n’est pas seulement être sur le terrain pour jouer, c’est aussi accompagner les jeunes dans la formation, c’est manager les joueurs en tant qu’agent, c’est diriger le football. Parce que, nous sommes les footballeurs et nous savons que ce qui va rester après le football, ce sont les footballeurs et c’est pour cela que nous voulons ramener les choses à l’essentiel, ramener les choses à ce qui est le plus important : le football, sa formation, son éducation et la performance qui pourra l’amener à grandir son pays.”

Vous êtes candidat à la présidence de la fédération camerounaise de football, quel regard portez-vous sur le football au Cameroun ?

“Je suis revenu au Cameroun voilà 5,6 ans et le regard que je porte sur le football m’amène à vouloir changer ce que je vois. A notre époque, les joueurs étaient au centre de jeu, d’où notre campagne, retour à l’essentiel. Parce qu’actuellement, nous voyons que l’acteur principal du football, que devrait être le Footballeur est devenu un personnage anonyme, le footballeur n’existe plus. Mais si nous voulons relancer le football, l’important c’est de s’occuper de la condition du footballeur, de l’organisation des matchs de football, de l’organisation du football, pour que la machine reparte. Pour que les clubs soient bien positionné, il faut de bons joueurs, pour que les dirigeants puissent célébrer des victoires. Il faut qu’il y ait de bons joueurs. On ne peut pas avoir de bon dirigeants, s’il n’y a pas de bons joueurs. Revenir à ce qui est le plus important pour nous.”

Que proposez vous, pour améliorer la condition du football et la condition du footballeur au Cameroun?

“Pour qu’un spectacle soit attrayant, peut être, lorsque vous êtes sur un plateau et que vous faites rire les gens, c’est vous, par le don que vous avez, vous pouvez créé quelque chose qui transcende. Le footballeur ne pourra plus faire plaisir aux gens, ne pourra rien créer si on ne lui accorde pas l’importance qu’on doit lui accorder, parce que tout doit être centré sur le footballeur. A partir du football, on peut créer une économie autour du football. On parle de la formation des footballeurs, détection, formation et tout ce construit, on doit créer une économie autour du football. On va le dire l’argent, l’argent se fabrique, l’argent se crée, si la matière est déjà disponible, pour des activités autour du football. S’il y a match de football, il y a des artistes, mais les artistes, mais les artistes ne viendront pas remplacer le spectacle Essentiel. Si on néglige les aspects extérieurs, on ne progresse pas, sur tout ce qui se passe sur le carré vert, nous pouvons créer une économie. Nous créons des emplois, nous créons un environnement économique propice et lorsque nous gagnons, tout sera fermé. Nous voulons que le footballeur reprenne sa place, pour faire redécoller cette économie auprès du football.”

Après ce brillant exposé, on pourrait se dire que football, c’est le métier de l’avenir ?

“Cela pouvait se faire, mais il faut être formé en tant que footballeur. Il faut de la détection, il faut de la formation, il faut de le compétition pour atteindre certaines performances. S’il n’y a pas ces différentes étapes, il n’y a pas de football, mais comment donc les organiser pour avoir une équipe rayonnante et pour qu’un jour, nous puissions être dans les rues de Yaoundé voir la Coupe du Monde arriver.”

Pensez-vous que c’est au tour des anciens lions de diriger le football, qu’allez-vous apporter ?

“Je pense de tout cœur, qu’on a besoin de dialogue à la fédération camerounaise de football, les gens ne parlent pas entre eux. Beaucoup de problèmes auraient pu évités si les gens se parlaient. Sur tous les plateaux, on parle plus de droit, que de football. Sur un plateau de Sportifs, on est supposé parler de compétitions, on parle d’articles de droit. On se cache derrière les articles de droits, pour ne pas faire développer le football. Nous pensons qu’il faut remettre tout au niveau de ce qui est important pour nous. Ce qui est important pour nous, c’est le footballeur. Et quand on recommence à parler de football, tout le monde est à l’aise, mais pour ça, il faut créer les moyens de ces dialogues là. Nous allons créer les moyens de dialogue, parce que nous devons encore parler de ce qui nous rassemble depuis des années. C’est le football qui rassemble au Cameroun, qu’il ne devienne pas un instrument de division. Je voudrais dire que certains Lions illustres ont été aux commandes de la Fecafoot, ne peut citer ici Pascal Bilong, je peux citer Mve Emmanuel, même ci c’était pour une normalisation, Ekeke Eugène a été parmis les dirigeants, il ne ne suffit pas d’être anciens lions, pour se prévaloir de vouloir diriger la Fecafoot, mais c’est un plus, par e que les anciens footballeurs, les anciens lions ont du vécu, ils ont de l’expérience, que le commun des mortels n’a pas. Et vous savez défendus les couleurs du pays pendant assez longtemps, vous avez montré que vous avez la hargne, pour défendre les couleurs du pays, sur le terrain et en dehors du terrain. Parlez à n’importe quel ancien Lion, n’importe quel footballeur, qui a joué au haut niveau, défendre les couleurs du Cameroun, quelque soit l’endroit, c’est un honneur, en portant la tunique ou pas. C’est pour cela que les Lions, c’est pour cela que les Lions sont courroucée d’être écartés des grandes décisions. Nous pensons que nous qui avons le vécu, l’expérience, sommes capables d’apporter quelques chose, pour que le football se développe. Certains sont venus avant nous et nous pensons que cette période est propice, parce que les Lions généralement, on fait l’unanimité, les Lions ont toujours rassemblés et beaucoup s’identifies à cette emblème et les camerounais s’identifie également à cette emblèmes et aux personnes qui ont porté ces couleurs. Mais il ne suffit pas d’être anciens lions pour être certains d’être élu. Être anciens lions, c’est déjà un avantage, parce que être anciens lion, c’est déjà un avantage, parce que, les anciens lions, on les connait, on connaît leurs vies depuis qu’ils sont petits, on connaît où ils ont grandi, on sait comment on réagi devant certaines situations, nous ne sommes pas des étrangers. On sait si tel ou tel peut être capable de rassembler, d’apporter des choses, nous sommes nu devant les camerounais, parce qu’ils nous connaissent depuis longtemps.”

Un dernier mot?

“Le Cameroun aime ses Lions, les Lions aiment le Cameroun. La CAN arrive et nous devons être tous derrière notre équipe nationale parce que c’est un challenge à relever en 2022. Mais au delà de ce challenge, nous pensons qu’il est temps que les anciens Lions, les anciens footballeurs se lèvent et montrent qu’ils peuvent ramener la paix à la Fecafoot. Et si la paix revient à la Fecafoot, le Cameroun gagne beaucoup parce que le football a toujours rassemblé. Le sport a toujours rassemblé mais le football a encore plus rassemblé. Donc, nous pensons que c’est le moment, il faut taire les discordes à la Fecafoot. Je crois que nous anciens lions sommes au centre de tout ce qui doit se faire, pour ramener les gens à un peu plus de sérénité. Et si un ancien Lion est élu à la tête de la fédération, ce sera je crois, une façon de monter que, les choses vont évoluer dans la bonne direction au Cameroun.”.

Les élections sont prévus pour le 11 décembre 2021.

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